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The King of Fighters 2002 UM - Test sur Playstation 2

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Test sur Playstation 2, par K9999
Le 19 janvier 2010

 

Après l’excellent remake du mythique The King of Fighters’98 sorti le 29 juin 2009, voilà qu’SNK Playmore réitère de nouveau son intention de nous faire replonger dans les anciennes versions de son célèbre jeu de baston 2D, mais avec cette fois-ci l’adaptation de l’opus 2002 en version Unlimited Match.

 

 

En ajoutant les épisodes KoF ‘94 et XII, ces quatre versions se distinguent de leurs homologues du fait qu’ils ne soient en réalité qu'une parenthèse de l’histoire des KoF. Clairement, leurs apparitions ne modifient en rien les différents scénarios qui fondent la continuité des opus, apparaissant comme une sorte de compilation de ce qui s'est fait de mieux dans les opus précédents. Et c’est également en ce sens qu'on les appelle ainsi des « Dreammatch ».

The King of Fighters 2002 Unlimited Match se définit comme un jeu de baston 2D, sans scénario, mais que l’on a principalement tendance à en attendre de lui par rapport à l'effectif de ses personnages et de son gameplay.

Dès sa sortie en 2002, la version originale ne comportait pas moins de 42 personnages, dont 2 cachés (Oméga Rugal et Kusanagi), et revenait également au système de combat en 3vs3, supprimant en parallèle le système des strikers instauré depuis l’opus ‘99 et qui permettait d'appeler un allié pendant le combat. Ainsi, pour ce remake, on est donc en droit de se demander ce que l'Unlimited Match va bien pouvoir apporter en terme de changement ou simplement de nouveauté par rapport à son illustre ancêtre, surtout qu’il est, même encore aujourd’hui, considéré par de nombreux fans comme étant le plus abouti des KoF.

 

 

Passé la traditionnelle scène d’introduction présentant très brièvement les personnages accompagné de leur nom d‘équipe, on arrive en face du menu principal agrémenté d'un fond en 3D (sans relief) qui, il faut bien l’admettre, parait tout de même assez glauque et ne colle pas réellement au sujet.

La liste des modes de jeu présents sur cet opus est, quant à elle, quasiment identique à sa grande soeur , avec néanmoins quelques ajouts non négligeable.

On retrouve ainsi les principaux modes de combats, dont, en l'occurrence, les fameux Team Play et Single Play, ainsi que le mode Practice, l’Option, un mode Challenge recouvrant pas moins de 50 missions et une Gallery, sorte de musée d'art, et en plus de tout ceux là viennent s’ajouter deux modes, Endless, un mode dit de survie ou l'on doit affronter des adversaires sans fin, et le Neogeo Mode, qui permet, quant à lui, de jouer sur la version originale The King of Fighters 2002 réglée en mode Console pour notre plus grand bonheur.

 

 

Au niveau de l'effectif tant attendu des personnages présents dans cet opus, on s'attendait certes à voir débarquer de nouveaux protagonistes, mais pas à ce point là! En effet, SNKP, pour le coup, s'est réellement surpassé et c’est carrément la claque!

C'est donc avec une ribambelle de 66 personnages qui sont ainsi présents en tout et pour tout ! Et rien que ça ! Cette nouvelle version franchit avec brio un nouveau record en terme de nombre de personnages, et on ne va pas s’en plaindre.

En plus de ceux présents sur la version originale, ont ainsi été ajoutés à l’opus UM (inspiration): Bao, Foxy, Jhun, Lin, Shingo, Heidern, Xiangfei, Hinako, King, Kasumi, Kyo-1, Kyo-2 ainsi que les boss Kryzalid, Clone Zero, Omega Rugal, Zero et Igniz.

En revanche, Goenitz et Geese Howard ne sont pas réellement nouveaux puisqu’ils apparaissaient déjà sur les versions Dreamcast et PS2 de Kof 2002, sorties respectivement en 2003 et en 2005.

Il ne manque donc à l’appel que notre cher Krauser, qui pour sa part est tout de même présent sur la version ’98 UM.

Les équipes se forment ici principalement par groupe de trois, et sont disposés de manière plutôt harmonieuse sur l’écran. Si certain n’ont pas changé d’équipe, comme par exemple l’éternel Japan Team composé de Kyo, Benimaru et Daimon, d’autres par contre se sont vu déplacés afin de former de nouvelles alliances, ceci étant notamment dû à l'entrer de nouveaux protagonistes dans le jeu. Ainsi, Takuma s’est-il vu séparé de ses chers enfants, Ryo et Yuri, pour former la Masters Team, au côté d’Heidern et de Chin.

Toujours par rapport à son illustre modèle, on note que K9999 n'est plus dans le casting. En effet, suite à de nombreux problèmes de droit d’auteur, ce personnage s'est vu purement et simplement supprimer de la série car il avait été créé tout en s’inspirant (un peu trop) d’un autre personnage, un certain Tetsuo du célèbre dessin animé Akira sorti en 1989. Mais SNK Playmore, désireux de ne pas perdre son style unique de combat, a fait naître un tout nouveau personnage pour cet opus, cette fois-ci non plagié, mais tout aussi efficace. Mais l'atavisme s'arrête là car pour le reste, il demeure totalement différent de K9999. Ainsi, et peut-être par manque de temps ou bien simplement d’idée, il se voit nommer paradoxalement et littéralement Nameless et arbore une tenue bien plus excentrique et sombre, mais ce qui choquera  le plus est sans conteste sa chevelure à la teinture mi-blanche mi-brune.

 

 

 

Au niveau du gameplay, on retrouve exactement les mêmes sensations que sur l’opus ’02 avec bien évidemment, des modifications apportés en plus sur certains personnages.

Prenons par exemple le charismatique K’ qui dispose à présent de la possibilité d'enchainer directement un Black out (arrière + B ou C) juste après un Iron Trigger (quart de cercle avant + A ou C) alors que cette même technique n’apparait en réalité qu’à partir de la version ’03. Mais heureusement, ce principe pouvant paraître à nos yeux tout azimut, il ne s'adresse qu'à une petite poignée d'élus.

Le déroulement des combats demeure très fluide, aucun lag n'est à signaler à ce jour, et les personnages restent agréables à manier, on ne ressent quasiment aucune difficulté à sortir leurs combo et autres furies dévastateurs, tant bien même que l’on ait, au préalable, au moins pris le temps d'apprendre à les assimiler, et avec l'effectif plus que conséquent de personnages dans ce remake, il y a vraiment de quoi faire.

Le fameux Hidden Super Desperation Move propre à l'opus Kof ‘02, qui est le coups secret accordé à chaque personnage, se caractérisant par un fond bleu sur l’arrière plan de l’écran, est également présent mais dispose maintenant de la grande particularité de pouvoir s’enclencher sans avoir à activer le mode max (B+C) au préalable, ce qui est indubitablement un véritable atout pour mieux surprendre son adversaire et parfois même, renverser des matchs en sa faveur.

 

Graphiquement, les décors ont été totalement remaniés, mais restent tout aussi efficace voir même plus pour certain d'entre eux. On trouve ainsi des thèmes comme celui de la plage, de festival ou du dojo. Les personnages en arrière plan collent parfaitement avec leur environnement, et on constate d'ailleurs la présence d'énormément de combattants, parfois non jouable dans cet opus, comme Saisyu Kusanagi par exemple, mais demeurant tout de même un sympathique clin d'oeil aux anciennes versions de KoF.

Les sprites, qui ont généralement été reprises de l’opus ‘02, se sont, pour certains,vu copiés des version ’00 et ’01, et notamment les personnages EX, sorte de doublure de personnages présents sur l'écran de sélection, mais disposant de coups différents.

Les effets des furies ont également été amélioré pour un rendu encore plus spectaculaire, ainsi le HSDM, lorsqu'il est activé, n’a plus de fond bleu propre à l'opus '02, et fait à présent apparaitre le regard (de tueur) des personnages sur un fond noir.


Coté son, SNKP n'a pas fait les choses à moitié puisque les stages comme les musiques profitent d’un rafraichissement des plus plaisants: thème dynamique de la Japan Team ’94 remixed, traditionnel pour le dojo Kyokugenryu ou même chanté au laboratoire de la N.E.S.T.S, il y en a pour tous les goûts et même plus encore, puisque certains personnages apportent leur propre thème pour l‘occasion (Geese ni kissu!). Un véritable travail a été réalisé autour de la musique pour imposer une ambiance et un charme particulier lors des combats, on ne s’en lasse pas!


 


Alors même que nous vivons à l’ère de la surenchère des jeux de baston en HD, KoF ’02 UM démontre avec brio que les jeux de combat en 2D de type old school, ne sont pas morts et qu’il compte bien leur rendre un grand honneur. Une prochaine sortie sur le XBOX Live est même prévue pour l'été 2010.

Avec un effectif à en rendre jaloux son triste homologue HD KoF XII sorti en septembre 2009, sa jouabilité au petit oignon, sa bande son entrainante et sa réalisation graphique rehaussée, The King of Fighters 2002 UM rend dignement hommage à la fin des anciens sprites de la série et constitue indéniablement l'opus le plus abouti de toute la série.


NOTES :

GRAPHISME : 16/20
Les nouveaux décors sont de toutes beautés et les personnages conservent ici toutes leurs classes ou parfois leurs humours légendaires, mais old school oblige, ça pixelise grave!

JOUABILITE : 18/20
Pour les néophytes, la prise en main va demander, au préalable, de pouvoir maitriser les différents coups des trois principaux personnages que l'on aura soigneusement choisi parmi les 66 pour former une équipe solide, et il faut donc énormément d'entrainement et d'acharnement pour que tout cela devienne enfin naturel, mais une fois ce cap franchi, le jeu devient intuitif et le plaisir est alors garanti. Pour les plus expérimentés, le gameplay étant quasiment le même que KoF 2002, il faudra néanmoins étudier les subtilités apportées aux personnages de cette version.

DUREE DE VIE : 19/20
Avec ses 50 missions proposées, son mode solo permettant de débloquer les différents artwork de la Gallery, et surtout son mode VS qui, pour sa grande part, suffit pour lui seul à rendre le jeu totalement unlimited, il y a tout de même de quoi faire!

MUSIQUE : 17/20
Les musiques très Rock donnent parfaitement l'ambiance et font joyeusement monter l'adrénaline pendant les parties endiablées.

SCENARIO : -/20
Dreammatch oblige, le scénario est ici inexistant.

NOTE GLOBALE : 18/20
SNKP ne nous a clairement pas déçu pour le coup et tout bon fan de la série qui se respecte se doit de se jeter sur cet opus qui constitue indubitablement le meilleur des KoF.


ON AIME :
- 66 personnages!
- Une jouabilité intuitive, et donc irréprochable.
- Les musiques dynamiques et récurrents à chaque personnages.
- Le NEOGEO Mode pour les plus nostalgiques, ou simplement les plus curieux de savoir qui est le fameux K9999.
- Les
HSDM qui sortent sans activer le Mode max.

ON REGRETTE :

- K9999

- Pas de sortie européenne.

- Pas de sortie prévu sur le PSN.

 

 

Écrit par K9999 et modifié par Kaito, Robertobernardo et Raphyyy.

Note : Ce test, initialement rédigé par K9999, s’est vu enrichi à maintes reprises, notamment grâce aux appuis, échanges et soutiens apportés par les membres du Staff eux-mêmes, unifiant ainsi toutes leurs critiques et leurs sagesses pour permettre de vous offrir un test unique et à l’esprit de KOFPROJECT.

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